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Disparition de Georges Pernoud: quand Thalassa amarrait à Arras

Georges Pernoud nous a quittés ce dimanche 10 janvier. En 1992, Gilles Puchois était le héros d’un documentaire mythique diffusé dans Thalassa. Dans son hangar de la périphérie d’Arras, il a construit un bateau de 22 mètres de long

Journaliste
Temps de lecture: 2 min

Ne cherchez pas la mer à Arras ! C’est pourtant en terre d’Artois que le magazine de la mer, Thalassa, a signé l’un de ses reportages les plus illustres. Une histoire peu commune !

Réalisé par Lise Blanchet, Jean-Michel Destang et Jean-Pierre Bozon en 1991, ce documentaire de 52 minutes nous plonge dans l’incroyable odyssée de Gilles Puchois, employé des PTT à Arras, qui occupe l’intégralité de son temps libre à la construction d’un bateau de 22 mètres dans son hangar à Hénin-sur-Cojeul. Ce reportage, récompensé du prix Albert-Londres, avait permis à cette famille arrageoise de croiser la route du regretté Georges Pernoud, présentateur de Thalassa disparu ce dimanche 10 janvier.

De sa retraite dans les montagnes du Sud-Est de la France, Gilles Puchois n’a pas oublié sa première rencontre avec celui qui incarnait cette émission mythique : « On l’a rencontré lors d’un plateau à Saint-Jean-de-Luz juste avant notre départ en bateau. C’était un monsieur super gentil. Très disponible. » Forcément, cette disparition le peine. Cet amoureux de la mer avait eu le même plaisir à le recroiser lors d’une arrivée de la route du Rhum en Guadeloupe et à Port-Vendres lors de l’escale d’un vieux gréement.

Trente ans après le documentaire, Gilles Puchois vit une retraite paisible dans le sud de la France.
Trente ans après le documentaire, Gilles Puchois vit une retraite paisible dans le sud de la France.

Le documentaire Le Shpountz aura à jamais lié l’histoire de cette famille originaire de l’Arrageois à celle de Thalassa et de Georges Pernoud. 30 ans après la première diffusion du reportage sur France 3, le fameux Shenandoah mouille à Port-Leucate et appartient toujours à celui qui a passé 16 ans à le façonner : « L’hiver, on vit à la montagne. L’été, on part quelques mois avec le bateau. »

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