Bruay-la-Buissière : la rénovation de l’hôtel de ville se poursuit à un bon rythme
Dans un peu plus de neuf mois, l’hôtel de ville Bruaysien renaîtra de ses cendres après un chantier de deux ans. Malgré le délai, l’heure est encore au gros œuvre

C ’est un peu une course contre la montre tout de même », reconnaît l’architecte Olivier Duthoit, de l’agence lilloise Sintive, en charge de la reconstruction et la réhabilitation du chantier de l’hôtel de ville bruaysien. D’ici décembre, les services municipaux devraient pouvoir retrouver leur maison mère et les Bruaysiens redécouvriront leur maison communale.
Ces derniers jours, les ouvriers ont dû composer avec les éléments en plus des difficultés déjà rencontrées sur le chantier. Notamment au niveau du deuxième étage, où une nouvelle charpente métallique a été posée et a permis la couverture du bâtiment.

En plus de la crise du Covid et des retards de chantier qu’elle a causés, se sont ajoutés la découverte d’amiante qui a encore plus ralenti les travaux. « Devant presque chaque descente de canalisation il y avait des plaques d’amiantes qu’il a fallu retirer avec précaution. »
Puis, ce sont les infiltrations d’eau qui ont dû être gérées. « Sans toit, l’eau s’est infiltrée dans le bâtiment et a fait presque plus de dégâts que l’incendie », précise Olivier Duthoit. C’est notamment le cas dans le hall menant à la salle des mariages et du conseil municipal où le plafond, pourtant neuf, devra être repris. Mais ce contretemps ne met pas en difficulté le calendrier pour autant, bien qu’il soit très chargé.

Minutie, réhabilitation et modernisation
Car c’est un véritable travail d’orfèvre qui est en cours dans le bâtiment du début du XXe siècle. Au rez-de-chaussée, les plafonds et leurs moulures sont en cours de restauration. Derrière les guichets qui délimitaient les bureaux de l’administration, chaque pièce est remise en état et modernisée.
Tout comme le beffroi qui a été entièrement vidé de ses bureaux et autres pièces pour laisser la place à une cage d’escalier béante et à un ascenseur qui desservira les différents niveaux de l’hôtel de ville. Tout en haut de la tour, la girouette a été reposée et la flèche est enfin visible de tous avec le démontage de l’échafaudage.

Au premier étage, la salle des commissions, celle des mariages et du conseil municipal sont également entièrement rénovées avec un soin tout particulier. « P our les moulures par exemple, il faut imaginer que l’entreprise qui s’en occupe reprend des bouts de l’existant pour faire des moules de deux mètres de long afin de recréer des pièces identiques », précise l’architecte. Du côté de la salle du conseil, des essais de peinture sont en cours. « Le but est de retrouver ce qu’on avait avant. »
Une rénovation que la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) suit de près et valide au fur et à mesure de l’avancée la reconstruction du monument classé à l’Unesco. Mais la conservation du bâtiment ne veut pas dire qu’il restera au siècle dernier. La reconstruction permet aussi la modernisation du site qui sera désormais aux normes et équipé de tout le matériel nécessaire, notamment pour assurer le bon déroulement des conseils municipaux. « On a dû se battre avec les éléments jusque-là, mais le retour des beaux jours devrait nous permettre de travailler plus sereinement sur le chantier », souligne Olivier Duthoit en annonçant que la livraison de l’hôtel de ville est maintenue à décembre prochain.