Violaines : le maire Jean-François Castell ne comprend pas le confinement
La commune est limitrophe de La Bassée, non confinée. Le maire Jean-François Castell est partagé sur le sujet et dénonce surtout un manque de vaccins

D’un côté, une population confinée le week-end. De l’autre, des habitants libres de leurs mouvements en dehors du respect du couvre-feu à 18 heures. Violaines subit le confinement tandis que sa voisine, La Bassée, située dans le Nord, y échappe.
La décision du gouvernement de forcer la population du Pas-de-Calais à rester enfermée n’est pas totalement comprise par le maire de Violaines. « Je comprends que l’on veuille préserver le personnel soignant. Là-dessus, il n’y a pas de problème. Mais on était 21 départements surveillés au départ. Alors pourquoi ne confiner que le Pas-de-Calais ? Nos chiffres de cas ne sont pas forcément plus mauvais que ceux dans le sud », questionne Jean-François Castell. Ce qu’il comprend en revanche, c’est que le département n’a pas « été doté en vaccins et je l’ai moi-même vécu et constaté. »
Des rendez-vous impossibles à prendre
Lors du lancement de la campagne de vaccination, Jean-François Castell a entamé les démarches pour sa population répondant aux critères de la vaccination. « 42 personnes voulaient se faire vacciner. Je me suis levé à 5 heures du matin pour leur prendre un rendez-vous, ça a été une galère. On ne peut prendre que deux rendez-vous d’un coup, quand l’outil de réservation n’était pas en panne », décrit-il.
Ironie du sort, le maire s’est tourné vers la ville voisine qu’est La Bassée pour prendre rendez-vous au centre de vaccination nordiste. L’élu ne comprend pas pourquoi le département n’a pas reçu plus de doses et pourquoi les moyens n’ont pas été mis dans l’organisation de la vaccination. « L’armée aurait eu toutes les compétences pour le faire. On fait des vaccinodromes à Béthune, mais c’est trop loin pour nos habitants. Les gens veulent aller sur leur territoire. »
Tenté de traverser la frontière ?
Vivre confiné et à quelques mètres de la liberté pourrait tenter certains de passer la frontière afin d’aller et venir dans le département voisin. Jean-François Castell ne le pense pas. « Les gens sont plutôt respectueux. »