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Municipales 2026 : « En six ans de temps, j’ai écouté ». Quel est le regard du candidat Bernard Taccoen sur Spycker ?

Élu dans l’opposition depuis six ans, Bernard Taccoen présente sa liste aux prochaines élections municipales à Spycker. Face aux deux autres candidats issus de la majorité, il liste ses priorités pour la commune : vidéoprotection, communication… Et lance le débat sur la fête d’Halloween.
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Journaliste
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Après la candidature du maire sortant, Jean-Luc Goetbloet, et du premier adjoint, Emmanuel Desteirdt, c’est au tour de Bernard Taccoen de se présenter pour les prochaines élections municipales de mars 2026. Qui est-il ? Que pense-t-il de la situation à Spycker ? Quelles sont les grandes lignes de son programme électoral ? Il nous répond.

Pouvez-vous présenter en quelques mots ?

J’habite Spycker depuis 2021. On a fait construire ici. Mes grands-parents, qui étaient agriculteurs, avaient des terres sur Spycker. Pour l’anecdote, au début, je votais pour M. Goetbloet. Marié depuis 1999, j’ai deux filles, dont une enfant handicapée. J’ai été cadre dans une grande surface pendant plus d’une dizaine d’années. Après avoir été muté, puis être revenue dans le Dunkerquois, en 2008, on m‘a fait comprendre qu’il fallait arrêter. Je me suis remis en cause. J’ai postulé en mairie de Spycker. J’ai fait de l’intérim. J’ai vraiment tout fait dans ma vie. Et en 2014, j’ai été embauché dans une entreprise. Je travaille désormais dans la gestion logistique.

C’est la première fois que vous êtes candidat. Mais pas la première fois que vous participez à une élection municipale à Spycker…

J’étais sur une liste en 2020 avec Vincent Dezitter, mais qui ne fait plus partie de notre groupe. Je suis au conseil municipal de Spycker depuis maintenant six ans. Mais avant, j’allais suivre les conseils municipaux de mon village et dans les communes d’amis qui sont dans les conseils municipaux. Et à Spycker, ça a été un grand choc. C’est totalement différent des autres où il y avait quand même du dialogue. Ici, il n’y avait pas de questions. Pendant mes six ans, j’ai essayé de débattre, de trouver des solutions. Mais sans réel succès.

Comment avez-vous développé votre programme ?

On a toujours bien discuté avec les gens. En six ans de temps, j’ai écouté. On a élaboré notre programme en fonction de ça. Je ne vais pas l’inventer. J’ai également observé ce qui se faisait dans d’autres villes pour savoir comment ça se passait et comment faire. Et quand je me suis présenté, notre liste était faite.

Que pensez-vous de la candidature du maire, Jean-Luc Goetbloet ?

Je pense que ce sera le seul maire en France qui a eu une convocation au tribunal de Douai pour harcèlement moral. Après, c’est son droit. Il peut se représenter. Nous, on sait très bien que c’est pour mettre une personne derrière. Mais pourquoi ce n’est pas la personne derrière qui se présente tout de suite ? Je ne sais pas. On n’a pas de communication.

Et le fait que son premier adjoint se présente contre lui ?

J’ai posé une fois la question à un conseil municipal, pour savoir. « J’ai l’impression que c’est un peu tendu dans la majorité… » Ils m’ont dit non. Il y a très longtemps que c’était tendu. Maintenant, pourquoi M. Desteirdt se présente maintenant ? C’est ça que je ne comprends pas. Si ça ne va pas, on démissionne.

Si vous étiez maire, qu’est-ce que vous changeriez ?

Déjà, une chose, c’est que tout ce qui est fait par M. Goetbloet, on ne va pas l’enlever, peut-être modifier certains points. Parce qu’il faut le dire, M. Goetbloet a fait de belles choses.

Ensuite, on sera beaucoup dans la communication. Je ne vais pas faire un projet si je n’ai pas consulté les citoyens. On travaille ensemble et on avance dans ce sens-là.

Et plus précisément ?

Sur la vidéoprotection. Elle est inexistante.

Il n’y a pas de caméras à Spycker ?

Je sais qu’il y a des caméras, mais quand il y a un souci, on ne sait pas si on voit bien les choses, avec les caméras. Exemple : il y a des caméras pratiquement en face de la mairie et il y a une année, il y a des pots de fleurs qui ont été mis à terre. On n’a pas de suite. Est-ce que ces caméras fonctionnent ? Nous, on veut faire évoluer la vidéoprotection.

La sécurité fait partie de votre programme…

Oui, et notamment la sécurité au niveau de l’école. On a toujours dit que la sécurité de l’école n’est pas assez puissante, parce qu’il y a toujours des voitures qui roulent assez vite. On va également travailler sur l’emploi, l’action sociale, l’urbanisme, les festivités, les seniors (avec notamment une redistribution des repas de cantine plus équitable), les associations qui sont très importantes. Et puis, il y a le débat.

Le débat ?

Le débat que je pose toujours aux conseils municipaux : la fête d’Halloween. Quel est son coût ? La majorité m’a donné certaines lignes. Mais il n’y a pas tout. Comme le personnel communal qui donne un coup de main pendant plusieurs semaines, c’est un coût financier ça.

Et puis il y a beaucoup d’associations impactées par cette fête. Par exemple, le boulodrome est mobilisé trois semaines avant et une semaine après. Or, ce site est fréquenté par l’asso de La Pétanque, les aînés de Spycker, mais aussi d’Armbouts-Cappel. Et vous avez les mardis, tous les Spyckérois peuvent jouer de la pétanque…

Enfin, il y a également la question de la sécurité. Je ne sais pas si le site où elle a été implantée, est bon. Ça prend beaucoup de places de parking.

Vous la maintiendrez-vous ?

Ce sont les citoyens qui vont décider, ce n‘est pas moi.

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