Municipales 2026 : le Rassemblement national revoit ses objectifs à la baisse dans la circonscription d’Auguste Evrard

« Il y aura plusieurs listes dans la 8e circonscription. » Voilà ce qu’annonçait, plus confiant que jamais, le député du Rassemblement national, Auguste Evrard, à L’Indépendant du Pas-de-Calais et L’Écho de la Lys, en mars 2025, au sujet des élections municipales.
Un an plus tard, il n’en est rien. Un seul candidat a été investi par le RN dans la 8e circonscription du Pas-de-Calais. Il s’agit de Rémi Pauwels, à Auchel, fief d’Auguste Evrard, qui devait d’ailleurs mener la liste. Mais à la suite d’un article de nos confrères de La Voix du Nord, pointant son absence, notamment au sujet du redressement d’Arc France, le député avait indiqué souffrir « d’un problème de santé sérieux », pour se justifier.
Le député soigné
Une situation réglée depuis ce mardi 24 février, jour de son retour à l’Assemblée nationale. « Ça va mieux, confirme-t-il. J’ai essayé de maintenir une activité progressivement réduite entre novembre et février mais j’avais totalement suspendu mes activités depuis le 20 janvier. Mes médecins m’autorisent à reprendre. Je suis très heureux d’être utile à nouveau. »
De quoi répondre aux questions qu’on lui adresse depuis plusieurs semaines au sujet des élections municipales. « Dans la 8e circonscription, on a décidé de se concentrer sur nos zones de force », répond-il, au sujet de l’absence de candidats RN d’Isbergues à Saint-Omer, en passant par Aire-sur-la-Lys, contrairement à ce qu’il avait annoncé. « Notre stratégie, c’est d’arriver au pouvoir au niveau national ou local. Donc on s’est concentré sur les communes que nous pouvons gagner. Auchel en fait partie et nous avons investi un candidat performant qui mène une très bonne campagne et qui montrera que le RN est capable de gouverner. »
Ce qui fait donc peu de perspectives de victoires, quand le parti semble également très loin de devenir indispensable dans la vie locale, tant les listes n’ont pas eu de mal à se constituer dans les différentes communes, parfois même en se revendiquant de gauche comme à Saint-Omer ou Arques. « Le reste de la circonscription est majoritairement rural, ajoute le député. Nous regardons avec intérêt les listes qui se constituent mais elles sont surtout d’intérêt communal. Pour les plus grandes communes, si des listes sollicitent le soutien du RN et qu’elles partagent nos valeurs, nous les soutiendrons. »
Une seule liste : « pas un échec, une réussite »
Mais alors comment expliquer une telle volte-face après l’enthousiasme de mars 2025 ? Auguste Evrard n’y voit aucune déroute. « Ce n’est pas du tout un échec. C’est plutôt une réussite. C’est la démonstration de la professionnalisation de notre mouvement. Nous avons ciblé les communes où nous avons le plus de chances de gagner. C’est le signe que le RN s’institutionnalise et arrive aux responsabilités. »
Au point de risquer la déconnexion avec la vie locale ? Pas pour le député, qui se défend encore. « On était en phase de prospection (en mars 2025 NDLR). On a opté pour cette stratégie de crédibilité et d’institutionnalisation. La question est de gouverner sereinement et calmement. Je suis le député des 55 communes de la circonscription dans lesquelles le RN est déjà présent et j’ai bon espoir d’être à la hauteur du mandat que m’ont confié les électeurs. »
Quant au redressement d’Arc France, si le député indique qu’il va « assister aux réunions et demander à reprendre mes activités totalement », impossible de justifier le fait qu’il n’a pas été représenté lors des différents rendez-vous entre élus, ministres et syndicats, pendant son absence. « Je ne pouvais pas », se contente-t-il d’affirmer.
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