Accueil Municipales 2026 à Hazebrouck et ses environs

Municipales 2026 : face au monde économique, Valentin Belleval évoque sa vision de la politique dans le domaine

Invité à une table ronde réunissant les acteurs économiques du territoire, le candidat Valentin Belleval a évoqué sa vision de la politique économique pour le territoire autour de quatre grands axes : formation, logement, zones économiques et géographie du territoire.
https://www.nordlittoral.fr/rossel_extref/Cue-65943999
Journaliste
Temps de lecture: 5 min

À quelques jours des élections municipales 2026, sur une initiative du groupe Nord Littoral et du Medef Flandre-Audomarois, Valentin Belleval, maire d’Hazebrouck et candidat à sa succession, s’est prêté au jeu d’une table ronde économique. Sollicité, Jean-Paul Cotte, son adversaire aux municipales à Hazebrouck, a refusé l’invitation. Face aux acteurs économiques du territoire, le président de Cœur de Flandre agglo a partagé sa vision pour le développement économique du territoire, et a répondu aux questions autour de quatre grandes thématiques : les zones économiques, la formation et l’emploi, le logement et la position de l’agglo Cœur de Flandre à l’échelle régionale.

La formation et l’accès à l’emploi

Sur le sujet, Valentin Belleval est revenu sur une initiative mise en place dès le début de son mandat : la création d’un club qui réunit les grandes entreprises du territoire afin d’être en adéquation avec les besoins des entreprises. Le président de Cœur de Flandre agglo est également revenu sur une « vraie volonté » des services de l’agglo « d’animer un réseau entre les entreprises de l’agglo pour des échanges entre élus et chefs d’entreprise ». Une volonté qui reste ancrée pour demain si le maire-candidat d’Hazebrouck est réélu.

En effet, ce n’est pas parce que le territoire affiche un taux de chômage d’à peine 5 %, selon le chiffre avancé par Valentin Belleval, que la formation et l’accès à l’emploi ne doivent pas être une priorité. « Il faut faire de la formation professionnelle ici : si c’est bon pour les entreprises, c’est bon pour le territoire », pointe celui qui rappelle que la Flandre présente plusieurs atouts : un accès au logement moins cher, des loisirs, un hôpital et des services publics. « Un jeune qui vient faire sa formation ici, il y a de fortes chances qu’il trouve un emploi et qu’il s’y installe. » Première concrétisation de cette politique ? « L’ouverture d’un centre de formation dédié aux métiers de l’industrie (rue du Milieu à Hazebrouck, NDLR) ». Il poursuit en précisant qu’avec l’aide d’un groupe de travail, d’autres formations pourront ouvrir. « Ça marche, mais si c’est adapté aux besoins », précise le maire d’Hazebrouck. Une politique qui devrait permettre de développer l’offre du logement sur le territoire et de continuer à le rendre attractif.

Le logement

Sur ce volet, Valentin Belleval le garantit : « Hazebrouck et la Flandre comptent bien continuer à prendre leur part ». D’autant que la politique déjà engagée a permis de voir quelques indicateurs évoluer, notamment à Hazebrouck. En effet, grâce aux projets de logements lancés, Hazebrouck gagne, selon les derniers chiffres de l’Insee, des habitants. « Et dans les deux ans qui viennent, 200 logements arrivent en plus », précise-t-il. Le résultat d’une politique volontariste de production de logements neufs, incluant la part de logement social, dans le respect de la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) et sans avoir autant de friches industrielles du passé à réhabiliter comme cela peut être le cas dans le Dunkerquois. « Nous avons raccroché à temps le dispositif Action cœur de ville qui a permis de produire du logement et d’être plus incitatifs pour les bailleurs de logements sociaux », rappelle Valentin Belleval, dont l’expérience professionnelle dans l’immobilier a aidé.

L’homme politique cite, à Hazebrouck, le projet pour réhabiliter les friches de la brasserie Declerck et Labis. Avec cette subtilité d’importance de ne pas faire du développement de façon anarchique, et toujours en adéquation avec les habitants. « Il faut être prêt à densifier le nombre de logements, mais en créant en face un espace public », explique-t-il. D’où l’exemple de la friche Declerck : en outre des logements, il y aura un parc urbain et l’entrée de l’école sera renouvelée. Le tout grâce à un dialogue ouvert entre les élus et le promoteur pour répondre à une question : « quel est le projet acceptable pour les habitants ? » Celui qui a refusé le permis de construire d’un projet le rappelle : « pas de construction aux forceps ! » Une politique qui va fonctionner pour les futurs projets situés derrière le nouveau collège Fernande-Benoist mais aussi en lieu et place des anciens abattoirs.

Les zones économiques

Pour développer le territoire, la concertation avec les habitants est nécessaire. Et si ça fonctionne pour le logement, ça fonctionne également pour le développement des zones économiques. Valentin Belleval cite l’exemple récent du « retour de boomerang » concernant celle qui était en projet à Wallon-Cappel. « Nous sommes les garants de la sobriété foncière, il faut donc faire les bons choix dès maintenant », note-t-il.

Aussi, aujourd’hui, il faut savoir identifier les bons endroits. Pour développer le territoire (et accueillir de nouvelles entreprises et de la fiscalité), la prochaine étape sera, pour la future équipe de l’agglo, le développement de la zone d’activité économique de Nieppe. « Il y a une grande zone à construire sur la décennie, où nous ferons face à la problématique des zones humides », soulève-t-il. Un travail sera aussi à mener autour de la révision du plan local d’urbanisme pour identifier les entreprises qui veulent s’agrandir et les accompagner. Plutôt que de multiplier les grandes zones économiques, Valentin Belleval veut développer « des petites zones d’activités » autour des entreprises existantes. Il a aussi évoqué la création d’un service d’instruction dédié aux projets des entreprises.

Une position stratégique entre Lille, Dunkerque et Saint-Omer

Des zones économiques qui peuvent se développer plus facilement grâce à une ouverture vers les autres territoires, et l’accès à leurs outils. Valentin Belleval revient sur le dialogue instauré avec Patrice Vergriete, maire de Dunkerque et président de la Communauté urbaine de Dunkerque (CUD), qui a permis d’ouvrir une antenne de l’Agur (agence d’urbanisme), d’adhérer à la SPAD et S3D (Sociétés de développement du Dunkerquois). « Une aide pour racheter du foncier et aménager les futures zones économiques », précise celui qui a voulu, en nommant l’agglo Cœur de Flandre, casser la notion d’enfermement du terme « Intérieure ». Pourquoi ? « Parce qu’en Flandre, notamment à Hazebrouck, nous avons un vivier économique extraordinaire. Cœur de Flandre, c’est un territoire fort à la convergence de territoires très forts… ».

Même si dans la vision politique de Valentin Belleval, l’Audomarois semble secondaire.

Lire aussi

Contenus sponsorisés

A lire aussi

Voir plus d'articles