Rires, chansons et bien plus encore, la revue patoisante boulonnaise vous attend au théâtre Monsigny à Boulogne

Comme le veut la tradition, dans la revue locale, les sujets abordés reflètent l’actualité et se veulent concernants. Dans cette édition, le postulat de départ est que Boulogne s’est étendue de l’autre côté de la Liane et que c’est une bonne chose d’avoir cette rive gauche nouvellement développée avec ses offres de loisirs, qui fait le pendant à la rive droite, ses monuments et ses traditions.
D’entrée de jeu, on met le doigt sur ce qui va et ce qui ne va pas, et bien entendu, tout le monde n’a pas la même vision sur le sujet. Et si cette rive gauche venait creuser les inégalités ? L’un voit le verre à moitié vide tandis que l’autre le voit à moitié plein. On reste humains après tout…


L’une des premières mécaniques de l’humour et de placer les gens face à leurs contradictions. Ni une ni deux, la revue zoome sur le centre-ville et notre façon de consommer local, ou pas du tout, pour diverses et plus ou moins bonnes raisons. L’écologie et ses bonnes idées sont aussi un vivier inépuisable de bonnes histoires. À Boulogne, le bio seau et le réflexe du compostage, nouvellement introduits dans l’agglomération, en prennent pour leur grade. Le vénérable musée de Boulogne se doit, quant à lui, de bien expliquer ce qu’est l’art Inuit et pas de minuit.


Une vitrine pour le patrimoine local
Au milieu de tout ça coulent des chansons et des ballets pour marquer des pauses, et s’interposent des sketches aux sujets plus légers, et qui respectent à la lettre la tradition du music-hall : Ils sont drôles, rythmés, enjoués. Le sourire aux lèvres, on regarde Sylvie Danger se comparer à la chanteuse Aya Nakamura. Et si elle n’en a pas le « clinquant » comme lui fait remarquer sa comparse, sa version ne manque absolument pas de talent. Et de conclure sur l’idée que permettre aux enfants d’écouter une jolie chanson en patois boulonnais vaut bien le langage imagé de la jeune chanteuse.
Rendez-vous humoristique et musical par excellence, ce spectacle est aussi, ne l’oublions pas, un formidable vecteur de la transmission de la langue boulonnaise aux nouvelles générations. Le remix par Sylvie Danger de la chanson Une souris verte est, dans ce contexte, un modèle du genre.
La revue se joue sur trois semaines, jusqu’au 19 octobre. Renseignements et billetterie sur revueboulonnaise.fr










