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Clémence, de Zuytpeene, une « Reine de la route » qui n’a pas froid aux yeux  !

La nouvelle saison des « Reines de la route » démarre ce jeudi 15 janvier sur 6Ter. On y verra Clémence Verbrigghe, une jeune femme pleine d’entrain qui se révèle être une experte du transport agricole dans des conditions souvent extrêmes.
Journaliste
Temps de lecture: 2 min

Jeune femme pimpante et pleine d’énergie, en cinq ans d’expérience dans le transport routier, Clémence Verbrigghe, 25 ans, aura appris à gérer les difficultés. Et pour cause : elle s’est lancée dans le transport de compost et de fumier. Un job plutôt technique et salissant, et qui demande une certaine dextérité au volant.

Et c’est ce qui a attiré l’attention des producteurs des « Reines de la Route ». Cette saison, ils souhaitaient mettre l’accent sur les routes hivernales et les conditions parfois extrêmes sur la route. Clémence avec ses vidéos TikTok sur ses tournées agricoles « a matché avec les codes de l’émission » comme elle le dit en riant.

Clemence
Clemence - Marie ETCHEGOYEN/6TER

Qui est clémence ?

Originaire de Zuytpeene près de Cassel, Clémence se destinait à devenir prof de sport. Elle a entamé une licence Staps mais le Covid et les difficultés d’enseignement à l’époque ont eu raison de cette ambition. Un ami à elle était chauffeur-routier, la jeune femme l’a accompagné à quelques reprises et un nouveau monde s’est ouvert à elle. Séduite par la profession, Clémence a passé ses permis C (poids lourds) et CE (semi-remorque) puis elle a cherché du travail. Elle a commencé par le transport logistique « facile » pour débuter. Habituée à vivre à la campagne depuis toujours, la jeune conductrice s’est ensuite tournée presque instinctivement vers le transport agricole. À l’époque du tournage, elle travaillait pour les Transports Dewulf en Belgique, spécialisés dans les transports de fourages et de compost.

Le transport de compost, c’est conduire un 44 tonnes à fond mouvant (une plateforme coulissante pour décharger les matières), la moitié du temps sur des routes de campagne secondaires. Vous savez, ces routes à « accotements meubles » (espace en gravier non stabilisé en bordure d’une route). Le genre de route où, si l’on n’est pas attentif, on peut vite s’embourber, quand on ne risque pas de basculer ou de faire basculer sa remorque quand on est au volant d’un camion. Des routes qui se situent, histoire de bien dresser le cadre, dans le Nord de la France et la Belgique, où la pluie s’invite souvent. Et comme le dit Clémence : « Quand on fait de l’agricole on est obligé de s’embourber ! »

L’autre difficulté consiste à manœuvrer le camion dans les cours de fermes pendant les livraisons. « J’ai dû faire mes preuves et prouver que j’étais capable de conduire mon camion, raconte la jeune femme. Dans ce milieu, il n’y a pas beaucoup de femmes et les agriculteurs ne vous font pas confiance sur votre bonne mine. Il faut monter qu’on sait faire » Mais Clémence ne s’est pas démontée. Elle aime relever les challenges. Une qualité qu’il faut absolument avoir quand veut devenir chauffeur routier selon elle.

Clemence
Clemence - Marie ETCHEGOYEN/6TER

Sur les routes de Belgique

L’émission suit l’une de ses tournées au cœur de la campagne Belge et, bien-sûr, avec un temps infect, sinon ce n’est pas drôle. À un moment, Clémence a engagé le camion dans un champ et il s’est embourbé. Tout l’art du pilotage de la jeune femme va être mobilisé. Il va consister à user de son fond mouvant pour faire basculer la marchandise d’arrière en avant et alléger ainsi l’arrière du camion pour pouvoir repartir.

Clémence roule toute la semaine et dors dans son camion qui est équipé tout confort mais elle est obligée de trouver une aire de repos équipée tous les jours car à chaque livraison, il faut récurrer la remorque : « Le plus difficile dans le transport agricole, c’est de trouver une douche propre tous les jours car c’est très salissant comme job ». C’est dangereux aussi car il y a beaucoup de manutention. Lors des livraisons il peut arriver de devoir monter sur le chargement…

Si Clémence n’a pas encore vu l’émission, elle est plutôt contente d’avoir participé à ce format qui met les compétences des femmes routiers en avant. « Elles le méritent bien ! » selon elle. Les premières heures de tournage étaient un peu bizarres et le dysfonctionnement de son karcher l’a perturbée. Mais elle a fini par relever le défi haut la main, comme toujours.

Aujourd’hui, laconductrice a troqué le transport agricole contre du transport de marchandises à l’international. « J’ai une routine plus agréable et surtout je peux rester propre et ça, c’est le top ! » C’est à bord de son camion que Clémence découvrira l’émission et elle a hâte de voir ça.

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