Dès le printemps, on pourra s’offrir une escapade pour le sud de la France et le Royaume-Uni depuis l’aéroport du Touquet

Dès le printemps, les passagers pourront embarquer depuis l’aéroport international Le Touquet – Elizabeth II vers le sud de la France et le Royaume-Uni !
En effet, une compagnie privée assurera des vols hebdomadaires. Test grandeur nature pour une quarantaine de voyageurs et un retour aux sources pour l’aéroport qui fut, dès 1936, une porte d’entrée privilégiée du littoral des Hauts-de-France et un symbole des liens entre les deux rives de la Manche.
Une gouvernance retrouvée
Depuis janvier 2024, l’aéroport est géré en régie municipale autonome, un choix stratégique qui marque un tournant dans sa gestion et son développement. La municipalité a privilégié une croissance raisonnée, axée sur la qualité de service et la cohérence des activités autour de trois piliers : aviation générale et d’affaires, opérateurs installés sur site et fidélisation d’une clientèle locale. Les résultats parlent d’eux-mêmes : 22 820 passagers et près de 20 000 mouvements en 2025, preuve d’une attractivité consolidée et d’un modèle qui séduit.

2026 : l’année des grands chantiers
Le 90ᵉ anniversaire de l’aéroport coïncidera avec une modernisation d’ampleur, estimée à plus de 10 millions d’euros. Au programme : réfection intégrale de la piste de 1 800 mètres et des aires de trafic ; remplacement du balisage lumineux par des équipements LED à faible consommation ; rénovation et adaptation de l’aérogare au système biométrique européen Entry/Exit System (EES) ; mise aux normes incendie, sûreté et accessibilité PMR.
Un troisième centre d’affaires, mené en partenariat avec la CCI Hauts-de-France, complétera l’offre du site. Il sera dédié à l’aviation d’affaires, à la logistique légère et aux services tertiaires innovants. Une centrale photovoltaïque viendra renforcer l’autonomie énergétique, tout en participant au financement de la nouvelle piste.
Cap vers Londres et le sud
Les beaux jours verront renaître des liaisons saisonnières, cette fois vers le sud et le Royaume-Uni. « Nous répondons à une forte demande, notamment de personnes qui partagent leur temps entre la Côte d’Opale et le sud-est », confie le maire, Daniel Fasquelle. Les premiers vols, opérés dès avril ou mai, relieront Le Touquet à Toulon, choix privilégié pour sa connexion maritime vers la Corse, la Sardaigne et la Sicile.
Du côté britannique, des rotations régulières sont envisagées vers le sud-est de Londres, mais aussi ponctuellement vers l’Écosse. Xavier Delattre, responsable d’exploitation, y voit une opportunité de diversifier la clientèle : « Les Anglais sont nombreux à pratiquer le coavionage. Cette ligne leur offrira un accès simple à notre littoral, tandis que les Français apprécieront l’arrivée directe à Southend ou Biggin Hill, beaucoup plus que Lydd dont la plus proche ville est Rye ! »
Un développement maîtrisé
Pour autant, pas question de transformer l’aérodrome en plateforme à grand trafic. « Nous ne deviendrons ni Beauvais ni Orly », insiste Daniel Fasquelle. Le futur fret aérien, lui aussi, sera sélectif et à haute valeur ajoutée, destiné à valoriser les productions régionales – comme le caviar – grâce à la capacité du Touquet à gérer les dédouanements rapides sur place.
L’aviation du futur en ligne de mire
Engagé dans la transition écologique, l’aéroport poursuit la conversion de ses engins de piste à l’électricité (cinq sur sept déjà électrifiés) et prépare l’accueil des avions hybrides et électriques. Une révolution en marche, selon le maire : « Ces appareils, silencieux et propres, changeront la donne pour les aéroports régionaux. »
Avec l’appui des agences de voyages locales, des séjours sur mesure se dessinent : escapades vers la Croatie ou l’Écosse et, en retour, séjours golf, équitation ou festivals côté Touquet.










