Lewarde vous plonge au cœur de l’univers des mineurs de charbon
Parcourir le Centre Historique Minier de Lewarde, c’est traverser 270 ans d’histoire de la mine, plonger dans ce passé et tendre le regard vers le futur des énergies dans le monde. Le lieu parle à tous les publics et à toutes les générations.

Le charbon, c’est une industrie étroitement liée à la région des Hauts-de-France : le premier gisement de charbon gras a été découvert en 1734 à Anzin ; dans le Pas-de-Calais, c’est à Oignies en 1841 que l’exploitation débute.
Le Centre Historique Minier s’est installé à Lewarde parce que s’y trouvait une fosse « typique » de la région. « Ici, était installée la fosse Delloye, indique Karine Sprimont, la directrice de la communication et du développement des publics. Cette fosse était en activité de 1931 à 1971 ». La fosse Delloye était de taille moyenne, avec ses 1 000 mineurs et ses 1 000 tonnes de charbon quotidiennes. Quand la fosse ferme au tout début des années 70, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais ont déjà dans l’idée de préserver un site d’exploitation pour y créer un Centre Historique Minier.
Un site inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco
La mine de Lewarde présente de nombreux avantages avec son architecture, son environnement naturel et sa position géographique au cœur du Bassin minier. Il faut un peu de temps pour affiner le projet. « Pendant dix ans, nous avons rassemblé les archives et le matériel pour constituer une collection complète », complète Karine Sprimont. Le Centre ouvre finalement ses portes fin mai 1984.

La fréquentation grimpe au fil du temps, passant de 17 000 visiteurs l’année de l’ouverture à 170 000 visiteurs en 1993, l’année de la sortie du film “Germinal” de Claude Berri.
Si l’objectif est de préserver le plus possible l’architecture originale du site, plusieurs chantiers apportent de nouveaux équipements au Centre Minier de Lewarde : la verrière des machines est construite en 1986 ; les 450 mètres de galeries reconstituées s’ouvrent au public l’année suivante ; en 2002, sont inaugurés 4 000 m2 de bâtiments neufs ou réaménagés.
Depuis 2012, le Centre Historique Minier est reconnu comme site remarquable inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Lewarde rassemble en un même endroit trois structures : un musée, un centre d’archives et un centre de culture scientifique de l’énergie. « Dès le début du projet de Centre Historique Minier, l’objectif était de proposer une muséographie évolutive », souligne Karine Sprimont.
Les visiteurs découvrent des bâtiments conservés dans leur jus, comme la salle de bain avec ses vêtements suspendus, l’écurie qui rappelle l’importance des chevaux dans l’industrie minière, et les nombreuses pièces de travail reconstituées, comme les bureaux administratifs, ceux des géomètres, du comptable, etc.

Partager l’expérience des mineurs
Du côté du musée, plusieurs salles explorent la géologie avant de plonger le public dans tous les aspects de la vie quotidienne des mineurs. Pour évoquer cet univers, rien ne vaut l’échange et l’expérience. D’anciens mineurs qui ont travaillé dans les fosses du Nord-Pas-de-Calais interviennent auprès du public pour raconter leur quotidien.










