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À Calais Nord, un salon nouvelle génération porté par deux talents de 22 et 24 ans

À Calais Nord, deux jeunes professionnels ont imaginé un salon à leur image : élégant, lumineux et résolument tourné vers le soin et l’écoute. Coiffure et onglerie s’y rencontrent dans une approche sur mesure, loin des logiques de rendement, pour faire de chaque rendez-vous un vrai moment pour soi.
Par Louise Ben-Bachir
Temps de lecture: 3 min

Ouvert le 7 juillet dernier, en plein cœur de Calais Nord, un nouveau salon a rapidement trouvé son public. Son concept ? Réunir coiffure et onglerie dans un même lieu, pensé comme un espace lumineux, élégant et surtout loin des logiques de travail à la chaîne. À l’origine du projet, deux personnalités : Mathis Pruvot, 24 ans, coiffeur passionné depuis toujours, et Léo Vasseur, 22 ans, nail artist autodidacte au style affirmé !

Pour Mathis, la coiffure est une évidence. « J’ai commencé très tôt, en sortant du collège. Je suis allé directement me présenter dans un salon, parce que je voulais absolument faire de l’alternance », raconte-t-il. Il intègre alors un salon de la Cité de l’Europe, où il restera dès années. CAP, BP, puis CDI : au fil des années, il gravit les échelons jusqu’à devenir manager.

Originaire de Calais, il tient à rester ancré localement. L’emplacement n’est pas un hasard : « On est en plein Calais Nord, on a une vraie visibilité. C’était hyper important. »

Un salon à contre-courant

Ici, pas de vitrines saturées d’affiches ni de rendez-vous en simultané à la chaîne. Ce duo revendique une autre approche : voulait quelque chose de très individuel. Chaque client a son temps. C’est très rare qu’il y ait deux clients simultanément. »

Côté coiffure, Mathis est particulièrement reconnu pour son travail sur les blonds, les colorations et les nouveautés couleur. Il coiffe aussi bien les femmes que les hommes, proposant dégradés à blanc, tapers, soins de barbe. Et, dès l’an prochain, il prévoit de lancer des soins capillaires plus poussés, comme le soin Tokyo, réputé pour réparer la fibre capillaire en profondeur.

L’onglerie, un terrain d’expression artistique pour Léo

Dans la même pièce, Léo Vasseur, 22 ans, incarne l’autre pilier du salon. Son parcours est atypique. Après plusieurs années dans le commerce, notamment dans différentes enseignes de la Cité de l’Europe également, il décide de changer de voie.

Le déclic se fait naturellement : le nail art (déf. Regroupe les méthodes de maquillage des ongles, qui consistent à réaliser différentes décorations sur ceux-ci, en complément ou en remplacement d’une pose de vernis à ongles). « J’ai grandi entouré de femmes. J’allais toujours avec ma mère ou mes copines quand elles faisaient leurs ongles. » Pendant deux ans, il s’entraîne sur ses proches, avant de se lancer officiellement en janvier, depuis chez lui. Autodidacte, il apprend via internet, observe, teste, recommence.

Le succès est immédiat : « À partir de mars, ça a explosé. Depuis, je suis complet tous les mois. » Aujourd’hui, il limite volontairement sa charge de travail à environ quatre clientes par jour. « Je veux du temps, deux heures par cliente. Pas être pressé, pas bâcler. » Sa spécialité ? Des poses audacieuses, du 3D, des strass, des bijoux, toutes les longueurs possibles. « Ce qu’on ne voit pas au quotidien. » Mais, il propose aussi des prestations plus sobres : gainage sur ongle naturel, poses simples, selon les envies.

À seulement 22 et 24 ans, Léo et Mathis incarnent une nouvelle génération d’artisans : passionnés, exigeants, et surtout humains ! Et, ils sont bien décidés à multiplier les projets et à faire évoluer sans cesse leur vision de la beauté.

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