Flandre : les conseils d’une diététicienne pour anticiper et éviter les excès
Les fêtes de fin d’année sont souvent synonymes d’excès. Mais ce n’est pas inévitable. On a demandé conseil auprès d’une diététicienne-nutritionniste pour préparer notre corps avant cette période conviviale et gourmande. Elle nous éclaire sur les bons comportements à adopter

Peggy Dejas est diététicienne-nutritionniste depuis 2007 et installée à son compte, à Bollezeele, en Flandre, depuis 2013. Chaque année, elle aide les femmes en surpoids à équilibrer leur alimentation. Pour la professionnelle, tout est une question de dosage, même lors des fêtes de fin d’année !
Peut-on préparer son corps en amont d’éventuels excès, lors des gros repas de fin d’année par exemple ?
« Oui, même si la plupart des gens se disent qu’ils verront après (rires), pour se régaler et ne pas se priver. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que réguler son alimentation avant, régler son équilibre alimentaire, ça permet de stopper cette dépendance, notamment aux produits sucrés, d’avoir moins de pulsions alimentaires pendant les fêtes. On peut aussi se pencher sur une semaine détox. L’intérêt de la faire avant les fêtes, c’est qu’elle coupe toute envie sucrée. Dans ma façon de faire, je n’interdis rien, il n’y a pas de restrictions. C’est vraiment trouver un équilibre en s’autorisant un repas plus riche par semaine. »
Une semaine détox, c’est quoi ?
« Je donne sur une semaine, à mes clientes, ce qu’elles doivent manger, avec les quantités. Ce n’est pas quelque chose de restrictif puisqu’on va manger au matin, dans la matinée, le midi, dans l’après-midi et le soir, avec plaisir, mais ça va être des choses spécifiques. L’objectif de la détox, c’est d’alléger la digestion, de mettre en repos le corps et le foie surtout, et de récupérer en énergie. »
Et pendant le repas de fêtes, comment éviter les excès ?
« On doit s’autoriser, il ne faut surtout pas se frustrer. C’est un moment convivial en famille, entre amis, c’est un moment d’échanges, de plaisir gustatif. On doit juste avoir conscience de la quantité que l’on va consommer tout en se l’autorisant, et c’est OK. Il faut aussi prendre le temps de mastiquer, d’apprécier ce qu’on mange. Il ne faudra pas se peser le lendemain car il n’y a aucun intérêt, mais on constatera une semaine après que le corps a régulé ce petit excès et ce sera positif pour le mental. »
Que ne faut-il pas faire ?
« Ne pas sauter de repas sinon, le soir, on va avoir très faim et on va être dirigé sur des choses très riches. Il faut penser aussi à bien s’hydrater et éviter de grignoter car on fait travailler l’organisme, le corps a besoin de repos entre deux. Dernier conseil : il faut faire attention aux biscuits apéritifs, aux additifs qu’ils contiennent car ça peut augmenter l’envie de manger en grande quantité. Mon astuce : j’utilise Yuka qui propose une alternative au produit, à chaque fois. »
Si on enchaîne deux gros repas de Noël, le 24 et le 25, que nous conseiller ?
« Pour les repas qui précèdent et qui suivent, on choisira des choses légères. Ça va permettre au corps d’aller plus vite pour éliminer ces deux repas plus riches. Il faut planifier des repas qui restent plus équilibrés mais plus légers. »
Si finalement la tentation a été plus grande et on n’a pas vraiment fait attention…
« Ça arrive souvent (rires). On va rester sur une planification de la semaine car, plus on va anticiper visuellement les repas sur la semaine, moins on aura tendance à manger trop riches, tout en s’autorisant par exemple une sauce, une assiette de frite, de la charcuterie une fois par semaine. Bien souvent, on ne réalise pas ce qu’on mange dans la semaine. Ça nous permet aussi de faire ses courses et de ne pas être tenté dans ce qu’on a dans nos placards. »
J’imagine que l’hydratation est très importante ?
« Oui, pour éliminer les toxines, sous forme d’eau, d’eau détox, d’infusion ou de tisane. Les eaux détox sont celles dans lesquelles on va mettre des fruits et des légumes pour avoir ce goût plaisir. Et c’est zéro calorie ! »
Quelle est donc la bonne routine ?
« De manger aux bonnes heures, de dormir suffisamment et d’un sommeil de bonne qualité et de pratiquer 1h30 d’activités minimum par semaine. Ce peut-être de la marche, du vélo, de la natation, mais aussi pourquoi pas danser chez soi ! J’accompagne également les femmes sur la gestion de leur stress, sur le lâcher prise, les croyances limitantes et les blocages émotionnels. Car ça a un impact énorme sur les résultats. »










